Des biens qui, vendus à la mort du maréchal, donneront lieu à "des encans (enchères) desquels on ne put jamais voir la fin tant (elles) durèrent". Saint André fait planter, tout autour du château, de nombreuses vignes. Il n’hésite pas à faire chercher en char à bœufs, de la terre des quatre coins de France. Le Roi Henri II lui-même l’aide à garnir ses caves. Saint André va doter le château d’une ménagerie : il en retirera un ours qu’il offrira au Dauphin François, fils de Henri II. Vallery vit un tourbillon permanent : de chasses en banquets, de mascarades en débauches, ce ne sont que rires, danses, chuchotements et bruissements d’étoffes.

Sous l’impulsion de Saint André, "vrai Lucullus en luxes, bombances et magnificences", la cour va bientôt découvrir les points d’orgue et les dérives de la fête sous les masques de faunes et de faunesses hilares qui, en clef de voûte, semblent jouir de ces spectaculaires débauches. Après le banquet, les divertissements s’organisent dans les jardins : ce sont là, durant sept jours et sept nuits, combats de gladiateurs, comédies grecques et tournois. En apothéose au soir du dernier jour : des joutes nautiques sur les bassins des jardins clos.


Pour le malheur du Maréchal, au cours d’un tournoi, le capitaine de corps Montgomery a la maladresse d’enfoncer sa lance dans l’œil du Roi qui meurt de cette blessure. Le pouvoir échoit à son fils François II, qui meurt l’année suivante, puis à la redoutable Catherine de Médicis, qui n’éprouve nullement envers le maréchal de Saint-André l’amitié que lui témoignait son défunt mari

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